Se mettre au sport, conseils de pro avec Be On Coaching

Be On Coaching - Portrait

Les mois de septembre-octobre riment souvent avec rentrée. On choisit souvent ce moment pour prendre de bonnes résolutions, ou reprendre celle qu’on n’a pas su tenir en janvier dernier. Se mettre au sport en fait très souvent parti. Mais comment, cette fois, s’y tenir ?
Fred, aka Be On Coaching, est coach sportif à Bordeaux. Depuis plusieurs années, il accompagne les sportifs, débutants ou confirmés, dans leur quête du bien-être et les aide à s’épanouir dans leur pratique sportive.
J’ai posé plein de questions à Fred : Combien de fois par semaine dois-je faire du sport ? Comment déterminer son « bon » objectif ? Comment rester motiver ou se motiver ? Comment choisir son sport ? Sport à la maison, salle de sport, running… Quels sont les avantages d’un coaching personnalisé ? Dois-je adapter mon alimentation à ma pratique sportive ?… Et voici ses réponses !

Avant de répondre à toutes ces questions, fort intéressantes, j’arrive malgré tout à déceler un conducteur commun, sorte de fil rouge, dans toutes ces interrogations.

Vous la nommez facilement motivation. Cette sensation, imperceptible qui va vous pousser à faire du sport, à mettre le premier pas devant l’autre, à réussir, à résister, à durer, à continuer. Je peux vous dire une chose : la motivation est éphémère et superficielle.

Je vais prendre un exemple : un collier de perle. Les unes plus belles que les autres, nacrées, polies, rares, chères, dures. Ces perles sont vos motivations. Mais, sans lien qui va les unir, les relier les unes aux autres de façon ordonnée et solide, ce collier n’existe pas en tant que tel, inutile.

Il y a donc quelque chose de plus profond, de plus ancré. Des mécanismes internes, conscients et inconscients, qui vont guider nos prises de décisions, et plus précisément le comportement que l’on adopte, et que l’on engage dans ce processus sportif.
Ce comportement est appelé « drive » en anglais. Et il sera à l’origine de vos motivations, sorte de générateur. Il sera toujours facile de motiver quelqu’un à un moment très précis, mais cela implique de répéter, et répéter encore, cette action autant de fois que nécessaire : très « énergivore ». Or, ce qui me paraît important, c’est de mettre en lumière ce qui vous guide, vous engage, pour essayer de changer positivement une conduite inconsciemment présente en chacun de nous. Cela peut être : apprendre, se « défendre », acquérir, créer des liens.

Donc, comment se motiver, ou rester motivé ?

Trouver d’abord ce qui nous « drive », est ce que c’est l’apprentissage, est ce que c’est le perfectionnement, est ce que c’est créer des liens ? Je cherche de la communauté (un partenaire ou un groupe de même niveau que moi, et aidant), de la pédagogie (apprendre des postures, des placements, des exercices), du résultat ? Autant de questions, qu’il est bon de se poser, avant de (re)-commencer à faire du sport. Partez, en toute humilité, à la découverte de votre propre force !

Autant de réponses à trouver, donc, pour pouvoir enfin passer à l’objectif. Se fixer un objectif… ou des objectifs. Concrètement, c’est engager une dynamique vers l’avant : se projeter. Je conseille souvent d’utiliser une méthode assez simple : S.M.A.R.T (« intelligent » en anglais) pour définir simplement vos objectifs.
Spécifique : qui, quoi, comment, où
Mesurable : combien
Atteignable : raisonnable, accessible
Relevant (en anglais) = peRtinent : en concordance avec vos besoins,
Temporel : limite dans le temps, de préférence proche.

L’espoir n’est pas une stratégie ! Utilisez un petit bout de papier que vous garderez toujours sur vous (sac de sport, portefeuille,…) avec cet objectif inscrit et la méthode SMART que vous y aurez appliqué. Vous savez qu’il est là, à relire, ou pas, mais il est là, présent et concret. Il est important d’écrire : c’est votre première victoire !

Vous serez lancé sur la voie du succès, car oui, vous l’atteindrez cet objectif. Votre attitude déterminera votre direction.

A base de séances de sport, d’activités physiques (il y a un différence oui), répétés plusieurs fois par semaine, ou par jour, selon vos niveaux. Les recommandations mondiales se situent autour de 150 à 300 minutes d’activité physique soutenue (ce qui fait entre 2 et 5 séances d’une heure).

Je pense que les deux maître mots sont : REGULARITE et IMPLICATION.
Même si vous ne pouvez faire qu’une heure de sport par semaine, alors soyez régulier semaine après semaine, et quand vous y êtes : c’est comme un interrupteur « ON/OFF ». Appuyer sur ON jusqu’à la fin !

Juste pour illustrer ces quelques lignes précédentes, et vous mettre en garde : si vous ne nagez qu’une fois par semaine, 10 longueurs, sans une attitude positive, alors votre objectif de marathon (course à pied) en moins de 2h prévu dans 11 jours ne sera pas atteint. Je mets mon LIVRET A sur la table en pari. C’est caricatural, mais pas si déplacé que ça.

Le choix du sport (ou de l’activité physique) se fait en fonction de ses envies, de ses objectifs, de ses contre- indications (hernie discale, arthropathie d’une articulation). Le lieu, lui, s’adaptera à votre personnalité et vos besoins : du matériel sophistiqués, spécifiques ( salle de sport, club de sport, cross fit) , des distances incrustées au sol (piste d’athlétisme) , une timidité, la peur du regard des autres, une envie de confidentialité, un besoin minime de matériel et de place (domicile). L’environnement est très important : il est donc nécessaire qu’il soit adapté à VOUS.

Avec toutes ces informations, vous avez déjà presque toutes les cartes en mains, il ne vous reste plus qu’à les trier. L’expérience sportive aide souvent à cette étape, mais parfois on a besoin d’aller plus loin dans la structuration de la reprise du sport, ou de son perfectionnement. L’objectivité est primordiale. Certains ont la capacité de prendre de la hauteur pour analyser et construire le « plan d’attaque », d’autres ont besoin d’une aide extérieure, bienveillante, professionnelle et formée.

Le coach sportif vous apportera tout cela. Il est là pour penser à votre place, il est là pour vous, il vous attendra voire même viendra à vous. Bien plus qu’un « donneur de conseils », il doit s’inscrire en exemple, car on est bien plus sensible à l’exemplarité qu’à une parole du devoir d’action : Il vous accompagnera dans l’action, sur le chemin de la sécurité (éviter les blessures) et de l’évolution personnelle. N’ayez pas honte, peur, mais soyez conscient de la nécessité de se faire épauler : parlez en autour de vous, on a tous un coach à conseiller, c’est comme les ostéopathes ou les coiffeurs.

Tout cela ne serait complet sans le troisième piliers du triptyque sportif (Physique, psychologique,..) : l’alimentation.
Bien évidemment, une adaptation de l’alimentation lors de la pratique sportive est très importante voire capitale. Source d’énergie primaire, elle doit être en adéquation avec Vous, votre corps, avec votre activité sportive et les objectifs que vous vous êtes fixés. Entre macronutriments, micronutriments, votre propre métabolisme, et peut être un problème médical spécifique, il est nécessaire de savoir sur quel pied danser !

Je n’hésite jamais, à orienter chaque personne, vers un nutritionniste ou un diététicien, car au milieu des millions d’informations divergentes d’internet ou des livres, il est important de faire confiance à une personne qui saura trier pour vous, orienter et vous conseiller objectivement. Une consultation initiale me paraît intelligente pour lier, potentialiser, et surtout personnaliser cette dynamique.

Vous voyez, vous n’êtes pas seuls dans cette démarche.
Premièrement, vous avez un corps et un cerveau : servez vous-en ! La connexion entre ces deux entités est vitale ! (et ce n’est pas qu’un pléonasme )
Deuxièmement, vous avez accès à une infinité d’informations : ne vous perdez pas, sachez trier, et garder ce qui est pertinent pour vous.
Enfin, vous avez un réseau humain et naturel autour de vous : ces personnes sont là pour vous accompagner, et le plus important : A VOUS RENDRE AUTONOME !

Finies les « petites » questions, vous êtes armés pour définir une base solide. Si vous attendiez des réponses précises sur tel ou tel exercices, sur tel ou tel nombre de répétitions, sur tel ou tel moments pour faire du sport, ou que sais-je, là n’est pas le propos, pour l’instant.

Vous êtes votre propre inspiration. Nous sommes là, simplement, pour la révéler.

« Pour devenir un champion vous devez avoir ça au plus profond de vous »

Bonne rentrée sportive !

Fred. Be On Coaching
   

Photos ©Yohann Vorillon

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3 réponses
  1. Marie E.
    Marie E. dit :

    Cet premier article « en collaboration » est vraiment TOP !
    Le fil conducteur est là, les conseils sont là, on y voit plus clair une fois la lecture terminée.
    Je n’ai jamais fais appel à un coach sportif, mais je sais déjà que j’y ferai appel dans quelques temps, et plus particulièrement pour une préparation marathon. Je suis plutôt autonome, mais je n’ai pas toutes les compétences et connaissances nécessaires à une préparation optimale, et comme Fred le dit très bien, on est noyé par des informations contradictoires sur le net. Selon moi, il est nécessaire de faire appel à d’autres personnes, que ce soit coach sportif, nutritionniste, spécialiste médical, etc. Chacun a des connaissances et des compétences spécifiques à son métier/diplôme et c’est important de se référer à des personnes compétentes et légitimes dans ces domaines là.
    Un chouette article en tout cas, merci !
    A bientôt,

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  2. Julie (Lili Bull3)
    Julie (Lili Bull3) dit :

    Une petite pépite cet article ! Plein de bon conseils pourtant évidents mais qu’on a souvent besoin/envie de relire pour retrouver le droit chemin.
    Je vais suivre ces conseils pour enfin avoir un joli collier de perle et non plus des perles disséminées un peu partout 😉

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