Boulimie : Mon histoire, comment je m’en suis sortie.

Le 07 mai 2018

On n’en parle pas et on ne se souvient pas vraiment comment c’est arrivé, enfin peut-être un peu… Au début, c’était juste à cause d’un « gros repas », souvent en période de régime, on était triste, on avait beaucoup mangé. Puis on a culpabilisé… Et là, on a pensé à une solution, celle de se faire vomir. Puis ça semble simple finalement. On peut manger énormément sans prendre de poids, et même en perdre. Puis ça devient un enfer et là, tu ne le réalises pas vraiment, mais dans le fond, tu le sais. Tu es boulimique.

La boulimie est une maladie. Une chose dont on ne parle pas. Une chose qui ne te permet plus d’apprécier tes moments gourmands. Une chose qui te hante au quotidien. Car à chaque bouchée, tu te demandes si cette fois encore, tu finiras aux toilettes. Car à chaque bouchée, tu regardes s’il y a suffisamment d’eau sur la table, car elle t’aidera à mieux vomir. Chaque jour, tu te dis « aujourd’hui, c’est fini » mais ça ne s’arrête pas. Comment je vais m’en sortir ?… Quand est-ce que ça s’arrêtera ?…

Je ne suis pas médecin, je ne suis pas psy, je ne suis pas nutritionniste, mais j’ai été boulimique. Pendant 5 ans cette maladie a rythmé mon quotidien, m’a volé mon sourire, m’a détruite mentalement et physiquement.

Cet article racontera mon histoire avec la boulimie. Comment j’ai réussi à surmonter cette épreuve. Comment ça fera toujours partie de moi. Cet article, dur à écrire, mais là pour parler de ce dont on ne parle pas. Car on se sent seul face aux troubles du comportement alimentaire, mais ils touchent bien plus de monde qu’on ne le pense. Car pour s’en sortir, on doit en parler.

Comment ça a commencé ?

Avoir des formes, j’en avais toujours plus ou moins eu, depuis toute petite. Mon premier régime, je l’ai fait à l’adolescence. Puis je suis partie faire mes études. Là, j’ai profité de la vie, je me suis épanouie. 3 ans à Montpellier à profiter. Je mangeais mal cependant, je sortais pas mal… J’ai aussi été opérée de la thyroïde. Le tout cumulé, à la fin de ces années : +12kg. Je faisais 72kg pour 1m68 et j’acheté mes premiers shorts pour l’été en taille 44.
En arrivant à Bordeaux, j’ai décidé de me mettre une nouvelle fois au régime, un des plus célèbres… Le régime Dukan. Et là magie ! J’ai perdu plus de 15kg. Je passe sous le 60kg ! Encore plus légère qu’à mes 18 ans ! C’est magique ! Mais je refuse de manger avec les gens, car je dois respecter mon régime. Une proposition de soirée ? Non, je ne peux pas, je dois respecter mon régime.

Puis un soir, trop de privation, pas assez de joie… J’ai craqué et j’ai mangé tout ce que je pouvais manger chez moi. Mal, ballonnée, coupable… La culpabilité me rongeant… Je l’ai fait. Je me suis fait vomir. Un tour sur ma balance le lendemain et là le « bonheur ». Aucune répercussion suite à mon craquage ! Et si j’avais trouvé la solution pour profiter de la vie à nouveau, manger avec mes collègues, refaire des soirées en ne mangeant pas que des tomates cerises !

En plus, je commençais le sport. J’avais mon combo parfait ! Puis finalement non… Je mangeais tous les jours la même chose : que des fruits et légumes, je courrais pour perdre encore plus et dès que je craquais, je me faisais vomir. Mais sur la balance ça marchait ! C’était seule motivation.

52kg, je rentrais dans un 36, allongée, je les sentais ! Mes cotes, mes os… J’étais la première « fitgirl » française sur le site « Fitgril Code ». Je débutais les 30 days abs chalenge et je pouvais faire des « selfies bidou » sur Instagram. Je partageais mes recettes de burger, tiramisu aux m&ms sur les réseaux, mais sans dire qu’en les réalisant j’avais tout mangé et que si mes yeux brillaient après ce n’était pas dû à la fatigue liée au manque de sommeil… Mais celle de m’être fait vomir, celle qui épuise, celle qui ne libère finalement pas, mais m’enfermait dans un cercle infernal.

Ce qu’on ne sait pas…

Ton rapport à l’alimentation est alors totalement faussé. Une crise est comme une pulsion, tu ne sais pas comment ça va s’arrêter. Tu es capable de manger des quantités impressionnantes de nourriture. Tu ne pensais même pas qu’une personne pouvait manger autant ! Tu ne savoures plus aucun moment gourmand et surtout la notion de « faim », « avoir faim » ou « ne plus avoir faim »… Tu ne sais plus. Tu choisis tes aliments en sachant aussi ce qui sera plus simple à éliminer. C’est comme un Ulk en toi.

La boulimie détruit aussi physiquement. Elle t’épuise vraiment. Les crises sont des moments où tu épuises ton corps totalement. Il se crispe, se contracte. Le sang monte aux yeux, tu as le visage rouge, les larmes aussi. Les remontées d’acide à répétition te donnent mauvaise haleine au quotidien, mais surtout détruisent petit à petit tes dents. Tu perds tes cheveux. Tes glandes salivaires, ultra-sollicitées par les vomissements, gonflent le bas ton visage. Tu es essoufflée à chaque effort, faire du sport devient compliqué. Mais tu le fais pour perdre toujours plus, mais tu n’as aucune énergie.

La boulimie détruit socialement. Car tu ne savoures plus aucun moment. La culpabilité te ronge à chaque moment. Puis la fatigue créée par les crises t’isole. Tu mens pour éviter les repas, car tu as fait une crise il y a une heure. Tu perds confiance en toi car finalement tu rentres peut-être dans un 36 mais ça ne te donne pas le sourire. Et de jour en jour, tu le perds ce si beau sourire.

Et le pire c’est que tu te demandes pourquoi ? Pourquoi je mange autant pour vomir ? Pourquoi je fais ça ? Pourquoi je n’arrive pas à ne plus le faire ? Je suis faible ? Mais pourquoi ?!?

Comment s’en sortir

La boulimie est une maladie qui touche beaucoup de monde. Et comme toute maladie, on doit se soigner pour en guérir. Tout commence par l’acceptation, accepte le fait que, oui, tu es malade et tu as besoin d’aide. Tu dois en parler. C’est l’étape la plus difficile : oser en parler. Mais c’est là que tout commence. Car en parler, c’est aussi commencer à accepter. Accepter qu’on ait un mal-être, une chose dont on souhaite guérir. Mais à qui ?

En parler à tes proches :

J’ai commencé à en parler à mon mec (mon ex), puis une amie, puis d’autres personnes. Ca a été tellement dur, dur car j’avais honte, je me sentais faible. J’avais peur de leur regard. Puis finalement, ils étaient là (pour la plupart). Par contre sache une chose : tu ne peux pas leur demander de comprendre ce que toi-même, tu ne comprends pas. Tu ne peux pas leur demander les mots pour t’en sortir que toi-même tu ne trouves pas, de ne pas comprendre que le « mais tu ne devrais pas tu es belle » ne te fait plus rien. Mais maintenant, ils sont au courant, ils comprendront peut-être des choses, ils seront là quand ça ne va pas. Maintenant tu n’es plus seul, tu as une personne que tu peux appeler, avant ou après une crise, pour réaliser, prendre conscience de ce qui t’arrive car le réaliser c’est un peu accepter. 

Voir un professionnel (médecin, nutritionniste, thérapeute…) :

Tu es malade et la boulimie demande un suivi. Elle t’a déglingué tu ne sais plus manger autrement que pour combler tes émotions et par pulsions. J’ai décidé donc de voir une nutritionniste dans un premier temps pour réapprendre à manger. Manger pour vivre, pour avoir l’énergie nécessaire au quotidien, manger pour retrouver du plaisir, manger sans culpabiliser.

J’ai aussi compris que j’avais besoin d’être en paix avec moi-même. La boulimie peut traduire des maux plus anciens, des mal-être de l’enfance, un ex pas sympa sur ton image, le bazar créé par de multiples régimes ou autre. J’ai donc vu un psy pendant quelque temps.

Le sport :

J’ai aussi continué le sport, si je suis vraiment sincère, au début ce n’était pas sain. Je le faisais, car je reprenais une alimentation « complète » et je le savais… J’allais reprendre du poids. J’allais redevenir moi, j’allais retrouver mes formes, mais dans ma tête il était là, le « je vais prendre du poids… ne pas être jolie… ne pas plaire aux autres ». Je faisais du sport, trop de sport.

Et puis petit à petit j’ai aussi travaillé sur ça. Pour que mon corps et moi on soit pote (je te renvoie à l’article : Mon corps et moi justement). Car finalement, je mange bien, je me bouge, je suis un peu gourmande, mais je suis surtout moi, car chacun de ces moments me rend heureuse. C’est long, ça demande beaucoup de patience… Mais être en bonne santé et heureuse n’a pas de prix.

Petit à petit le sport m’a permis de prendre conscience de mon corps et de l’accepter tel qu’il était, sans contrôle, sans pression.

Apprendre à se connaître :

La boulimie c’est souvent : combler un trop-plein d’émotions par la nourriture. Alors on apprend sur soi. Je sais aujourd’hui ce qui peut me rendre heureuse ou l’inverse. J’essaye d’identifier les choses de la vie qui peuvent me générer du stress et comment les gérer pour que la boulimie ne revienne pas dans ma vie.

Chez moi c’est : la pression que je suis capable de me mettre dans ma vie professionnelle et personnelle, la solitude, la fatigue. Ces trois facteurs sont les principaux déclencheurs. Il y a aussi la sensation d’être submergée : par trop de travail, un retard, le bazar de mon appartement. Alors aujourd’hui encore, il va m’arriver d’avoir envie de compenser par de la nourriture. Mais j’ai adapté mon quotidien pour être le moins possible confrontée à ces situations, mais surtout réagir différemment. Appeler une amie, aller courir même 20 min quand je me sens débordée, prendre du temps pour moi en me chouchoutant, ranger mon appartement, car quand ce n’est pas le bazar chez moi, ce n’est pas le bazar en moi ou (beaucoup plus récemment, mais je vous en parlerai bientôt) méditer.

Alors non… On n’en parle pas, mais les troubles du comportement alimentaire touchent de plus en plus de personnes, de femmes et d’hommes. Quand on commence à en parler on se rend compte que tellement de personnes sont concernées. Quand on commence à en parler on fait un pas pour en sortir, pour s’en sortir. Alors ose en parler. Car tu n’es pas seul. Car tu retrouveras ton sourire, ta vie, tes amis, tes émotions…

Je sais à quel point ça peut être dur… Ca n’a jamais été aussi dur pour moi d’écrire un article… Je sais que le jour où je le publierai, ce sera encore pire… Mais je sais aussi que de lire ces mots m’aurait peut-être fait gagner quelques années de bonheur. Savoir que la boulimie n’est pas sans fin. Il est possible de s’en sortir. J’ai mis 2 ans, j’ai repris 15kg. Mais aujourd’hui, mon corps a changé, même mon visage. Mon corps, mon sourire, mon cœur rayonnent. Je rayonne à nouveau, pour moi, pour les gens que j’aime et pour vous alors qu’il y a encore 2 ans, je ne pensais jamais sortir de ce cercle infernal.

55 réponses
  1. Anne-Laure J
    Anne-Laure J dit :

    Merci
    Merci
    Merci

    Je n’ai jamais connu la boulimie, mais la privation.

    Vous êtes belle, sensible, délicate, authentique, drôle et belle.

    Et pour tout ça, pour vous,
    Merci
    Merci
    Merci

    Anne-Laure (It’s a beautiful day)

    Répondre
  2. Alicia
    Alicia dit :

    Tes mots sont mots pour mots un vécu que j’ai connu que trop bien. Tu m’en a mis les larmes aux yeux. Comme toi, j’en suis sortie et comprend ton long chemin. Bravo à toi d’avoir mis des mots aussi justes sur cette maladie et bravo à toi pour ton chemin parcouru, ton blog et ton insta qui nous donne le sourire!

    Répondre
  3. Margaux Mlc
    Margaux Mlc dit :

    Bravo Anne-Laure ! Quel article… Étant aussi atteinte de TAC, je ne peux que saluer ton courage et ta persévérance. J’en suis aussi sortie, j’ai commencé à en parler sur mes réseaux sociaux (même avec très peu d’abonnés) et les retours ont été tellement nombreux et positifs ! Cela m’a aussi fait réaliser que nous beaucoup a être touchés par ces troubles. C’est un plaisir de te suivre au quotidien, ce fameux sourire dont tu parles est communicatif, alors continue et encore bravo d’avoir osé en parler <3

    Répondre
  4. Margaux Mlc
    Margaux Mlc dit :

    Bravo Anne-Laure ! Quel article… Étant aussi atteinte de TAC, je ne peux que saluer ton courage et ta persévérance. J’en suis aussi sortie, j’ai commencé à en parler sur mes réseaux sociaux (même avec très peu d’abonnés) et les retours ont été tellement nombreux et positifs ! Cela m’a aussi fait réaliser que nous sommes beaucoup a être touchés par ces troubles. C’est un plaisir de te suivre au quotidien, ce fameux sourire dont tu parles est communicatif, alors continue et encore bravo d’avoir osé en parler <3

    Répondre
  5. Beaufils
    Beaufils dit :

    Salut Anne-Laure,

    Quelle sincérité dans cet article, c’est incroyable! Tu es une femme courageuse et battante! Merci de prendre le temps de nous parler avec le fond de ton coeur.

    Jennifer

    Répondre
  6. Béren
    Béren dit :

    Bravo pour cet article (très touchant!), sujet délicat mais cet article peut aider beaucoup de personnes, autant celles qui souffrent de cette maladie, que leurs proches..
    le chemin parcouru est encourageant !
    Bravo pour tous les messages de motivation, d’acceptation de soi… que tu partages au quotidien !

    Répondre
  7. Juliette
    Juliette dit :

    Cet article est tellement touchant. Ça ne doit pas être facile de se mettre à nue. Tu as pris une si belle revanche sur ta maladie ! Tu peux vraiment être fière de toi.
    Tu es un vrai bonheur à suivre au quotidien. Je ne peux que te remercier de te battre pour qu’enfin on arrive à s’accepter tel que l’on est.

    Merci à toi, merci d’être aussi vrai avec nous.

    Répondre
  8. Manon
    Manon dit :

    Bravo pour ce témoignage Anne- Laure. On ressent beaucoup d’émotions en te lisant. D’ailleurs, je me reconnais personnellement pas mal dans tes propos, d’où le fait que ce billet m’est particulièrement touché. Les TCA sont un vrai problème, et comme tu le dis justement, il faut en parler. Mettre des mots c’est commencer à avancer.

    En tout cas, tu es très inspirante et ton parcours en aidera je pense plus d’une (moi la première). Tu peux être fière du chemin parcouru. Tu es une jeune femme splendide.

    Gros bisous.

    Manon

    Répondre
  9. Julie
    Julie dit :

    Merci pour ce bel article qui fera écho, j’en suis certaine, à beaucoup d’entre nous. La vie est parfois parsemée d’embûches, mais le plus important est que l’on arrive à les surmonter.
    Même si cet article a dû être très difficile à écrire il permettra sûrement d’aider beaucoup de personnes à surmonter leurs TCA et à réconforter ceux qui essayent de dépasser/d’oublier/de vivre avec leurs vieux démons!

    Continue d’écrire et d’être toi-même: simple, drôle, rayonnante! J’adore te suivre! et merci❤

    Répondre
  10. Christelle
    Christelle dit :

    Coucou,

    Merci pour ton courage et pour cet article !
    J’ai également des TCA que j’ai réglé pendant un temps mais qui sont revenus au galop surtout depuis quelques mois.
    C’est compliqué, je sens que je m’enfere mais je n’arrive pas à faire autrement …
    Merci pour tout !!!

    Répondre
  11. Audrey
    Audrey dit :

    Bravo pour ce combat !
    Merci pour ce témoignage qui permet encore une fois de prendre conscience qu’aimer notre corps, s’aimer tel que l’on est/naît n’est pas facile mais tellement essentiel pour notre bien-être !

    Répondre
  12. rouaud
    rouaud dit :

    Ce texte est superbe, tellement juste…
    J’ai toujours eu peu confiance en moi, j’étais ronde, ma mère ne se privait pas de me le dire. Ma première réaction d’ado fût l’opposé, je bouffais le bonheur enfin je bouffais car j’aimais ça et j’exagerais les rations probablement pour l’embêter.
    Et puis la roue à tourné, une année d’études avec une deuxième session, chose qui ne m’étais jamais arrivé… Ronde et bête par dessus le marché ? Dur quand même!
    C’est comme toi ensuite, d’abord une fois, en alliant avec du sport. Je « contrôlais », c’était juste pour les excès. Par la suite ce fût un repas entier remplacer par une orgie de tout les aliments les plus gras que je ne me serais plus du tout autorisé sans ce petit passage au toilette… Et de plus en plus, c’est tellement facile.
    ca prend tellement de place, c’est partout, on arrive chez des amis, on vérifie les toilettes, un ptit essai pour être sûre qu’on pourra y faire un ptit tour au cas ou (ce ca ou devient limite une généralité à un moment)… C’est partout, tout le temps. On perd le contrôle de notre contrôle excessif.
    Le nombre de fois ou je me suis dis cette fois ces fini, c’est ridicule, tu dois juste bien manger, faire du sport blablabla…
    Pour ma part j’y suis encore, j’essai, je lutte, mais ce n’est pas fini, je ne m’aime toujours pas mais ça va mieux, la route sera longue, bien plus longue que la descente fut rapide!
    Enfin bref, merci pour ce joli partage et surtout FELICITATION 🙂 c’est un très beau parcours, pleins d’espoir que le tiens!

    Répondre
  13. Stephanie
    Stephanie dit :

    Magnifique article et quel courage!!! Merci pour ces mots que beaucoup d’entre nous pouvons comprendre. Pas facile de s’accepter et se respecter dans une société ou le dictat de la minceur est tellement présent.
    Tu es rayonnante et je prends beaucoup de plaisir à te suivre sur Insta, ta fraîcheur et ta spontanéité font du bien!!!

    Répondre
  14. Marlène
    Marlène dit :

    J’adore ta façon de raconter ton histoire, bravo pour ce que tu as fait et ce que tu fais aujourd’hui.
    J’aime beaucoup te suivre et te lire ..
    Je te souhaite de continuer d’être heureuse et épanouie comme tu l’es, tu es magnifique.

    Répondre
  15. Angélique
    Angélique dit :

    Merci merci merci !!!
    Je n’ai pas été boulimique mais j’ai été hyperphagique (boulimie sans vomissement).
    Un calvaire aussi, tant physique que mental.
    Tu as raison il faut en parler. Limiter son isolement. Et oui, on peut s’en sortir.
    Alors encore une fois merci !!

    Répondre
  16. Lucie
    Lucie dit :

    Merci pour ce bel article et pour ton honnêteté… Je voudrais être forte comme toi ! Merci de ta sincérité, je te trouve forte et belle… Ça inspire… Sa

    Répondre
  17. Audrey
    Audrey dit :

    Coucou,
    Je n’ai jamais été victime de troubles alimentaires en tant que tel, j’ai pu m’arrêter avant. Mais c’est vrai que c’est si simple car on y tombe progressivement. Au début on gère et après on ne gère plus rien et on ne sait pas comment s’en sortir.
    Toutefois, c’est toujours compliqué avec mon corps. Je l’accepte beaucoup mieux qu’avant. Et honnêtement il n’est pas mal foutu. Mais il n’est pas « parfait ».
    Et j’ai franchement l’impression que maintenant qu’il y a Instagram c’est pire niveau comparaison. Avant on voyait des mannequins dans les magazines. Maintenant on voit des filles comme nous, banales, dont le boulot n’est pas d’être mince. Et pourtant elles l’ont, ce corps qu’on veut.
    Alors depuis peu, j’ai fait le tri : Exit les comptes des filles parfaites qui mettent des photos de ce qu’elles ne mangent pas en disant que c’est ce qu’elles mangent (et peut être au final qu’elles le mangent vraiment mais alors du coup on n’est pas aussi bien gâtées niveau gènes et ça nous énerve trop alors, bye bye). In les comptes motivants des filles minces ou pas, qui font du sport ou non mais qui sont bien dans leur corps.

    Répondre
  18. Anne-Sophie
    Anne-Sophie dit :

    Merci,
    Merci pour ce magnifique article qui m’a littéralement mis les larmes aux yeux car je m’y retrouve en grande partie.
    Je te suis depuis quelques temps déjà et j’adore te suivre au quotidien, tu es un vrai rayon de soleil!
    Continue comme tu le fais car tu respires le bonheur!
    Plein de bisous

    Répondre
  19. Coralie
    Coralie dit :

    Bravo pour cet article, pour avoir réussi à l’écrire et à le publier.
    Merci d’être si positive et inspirante Anne-Laure.

    Répondre
  20. Camille
    Camille dit :

    Merci pour ton témoignage.
    Avec une dizaine d’années d’anorexie dans mon passé, je ne suis pas forcément en mesure de comprendre exactement – réussi-t-on vraiment un jour à comprendre le pourquoi du comment, je ne crois pas – mais j’imagine un petit peu. C’est courageux d’en parler et c’est bien d’en parler. C’est une vraie maladie et c’est important de ne pas se cacher derrière des tabous.
    Merci pour tes mots.

    Répondre
  21. Flavie
    Flavie dit :

    Article très touchant et bravo à toi pour ton combat. Je ne suis pas passer par là mais j’essaye d’accepter mon corps et c’est très dur donc je te comprends un peu.
    En tout cas bravo

    Répondre
  22. Sandrine
    Sandrine dit :

    Bravo Anne Laure pour ce chemin parcouru. Je te trouvais déjà très belle (pas uniquement dans le sens « canon ») mais je vois que tu es une belle personne..
    Merci pour ce post, car je crois que les réseaux sociaux « aident » à aller vers tous ces excès…Alors merci!!

    Répondre
  23. Anabelle
    Anabelle dit :

    Merci…. ❤️
    Je fais de l’hyperphagie Depuis maintenant 5 ans. Et cela fait 1 ans seulement que je l´ai accepte.
    Et 1 mois que j’ai décidé de prendre le dessus sur la maladie. Ca fait tellement de bien de ce rendre compte qu’on est pas seule et qu’on peut en parler. C’est un sujet tabou et dont on ne parle pas assez je trouve. Mais ton article m’a donné les larmes aux yeux, car non je ne suis pas seule. Et que oui on peut s’en sortir et le voir écrit est tellement plus motivant.
    Comme quoi le poid, l’apparance Ça peut être destructeur et qu’il faut arriver à trouver un équilibre et surtout s’aimer.
    Encore merci vraiment. ❤️

    Répondre
  24. Garlone
    Garlone dit :

    Des années de danse plusieurs heures par jour… mon rapport à la nourriture et à mon corps est de ce fait très compliqué. Je n’ai pas connu la boulimie mais manger pour me remplir, pour calmer mes émotions, mes peurs, mon stress oui. Les régimes, le yoyo sur la balance, les regards fuyants ou mauvais en se regardant dans le miroir aussi. J’ai dû accepter ma morphologie (je suis méditerranéenne), accepter mes formes, m’accepet tout simplement.
    Tu as raison notre corps est notre allié pas notre ennemi.
    Alors bravo pour ton chemin, pour cette honnêteté, pour ton parcours.
    Être en paix avec notre corps est la solution.
    Gardes ta spontanéité, ton sourire, ton enthousiasme. L’avenir ne peut que te sourire !

    Répondre
  25. Delphine
    Delphine dit :

    Bravo et merci pour cet article :). Je suis diététicienne de métier et j’avoue que les troubles du comportement alimentaire nous sont peu enseignés. Ton témoignage vu de l’intérieur aide à mieux comprendre cette spirale infernale. Pour ce qui est de Dukan, ce mec devrait être en prison. Son régime, en plus d’être dangereux (trop riche en protéines et en sel), peut engendrer comme tu le racontes de la frustration et la perte du lien social, ou encore le fameux effet yoyo qui a sans doute entraîné des milliers des gens vers l’obésité. Tu as tout compris désormais, il faut suivre ses envies, et savoir identifier pour quelle raison on mange, et quand c’est pour combler quelque chose d’affectif, ça ne nous apporte pas toujours le réconfort voulu, et c’est dans d’autres activités qu’il faut trouver comment prendre soin de soi. Bravo pour ton parcours ! Tu es rayonnante, bonne continuation sur le chemin du bonheur qui t’éloigne de cette sale maladie.

    Répondre
  26. Marianne
    Marianne dit :

    Bravo Anne-Laure pour ce partage , en parler c’est aussi une thérapie… l’essentiel est de pétiller comme toi à present.

    Répondre
  27. Gwladys
    Gwladys dit :

    Merci à toi d’avoir eu le courage de te livrer sur ton histoire. Pour toi, mais également pour les autres. Tu es une source d’inspiration, ton sourire nous motive à vouloir rayonner à notre tour.
    Tu peux être très fiere de toi d’avoir réussi à poster cet article …. oui tu l’as fait !! Je te souhaite une vie remplie de bonheur et d’amour. Que l’on t’aime pour celle que tu es, mais surtout que tu t’aime pour celle que tu es. xoxo

    Répondre
  28. Marie_B
    Marie_B dit :

    Merci merci merci Anne Laure !
    C’est un article très beau et plein de sincérité. Ça fait du bien de voir qu’on est pas seule dans ce cas, et voir où tu en es maintenant me donne de l’espoir ! Je te souhaite plein de bonheur ! Tu le mérites ! Bonne soirée et encore merci

    Répondre
  29. Cécilia
    Cécilia dit :

    Félicitations Anne-Laure! Je te suis depuis plusieurs années et j’ai vu de mois en mois ton changement positif, ta quête d’épanouissement et recherche de l’équilibre…et tu peux être fière de toi et de ton parcours car c’est certain que pour avoir réussi à publier cet article c’est que vraiment tu en as fait du chemin…et quel bonheur pour nous tes lectrices de te voir si heureuse en faisant ce que tu aimes, en nous encourageant à faire du sport et à te faire plaisir sans culpabiliser en étant gourmande (et nous avons cette chance que tu partages ces chouettes recettes avec nous).
    Big kisses à la warrior que tu es, ton courage m’impressionne

    Répondre
  30. Margaux
    Margaux dit :

    Wahou merci!
    Chacun a son histoire et son parcours avec les troubles alimentaires mais te lire m’a fais réalisé beaucoup de choses.

    Puis merci pour ta bonne humeur et ta positivité que tu nous partages sans pour autant cacher tes failles.
    Tu es une vraie belle femme comme malheureusement on en voit trop peu sur Instagram et le monde du blog.
    Et je pense que ces réseaux sont en grande partie responsable ou déclencheur de beaucoup de trouble alimentaire.
    Alors il faut des personnes comme toi sans faux semblants qui s’assume et dans le fond c’est ça la beauté c’est accepté son corps et non le surfaconner pour des critères sociétals

    Donc encore merci!

    Répondre
  31. Jualafraise
    Jualafraise dit :

    Merci. Merci pour ces mots, merci pour ce témoignage, et j’espere Qu’avec tous les retours positifs, tu vas pouvoir aller fêter cette belle victoire que d’avoir eu le courage de publier cet article ! Je suis boulimique et j’apprend a Gérer et vivre avec depuis plus de 15ans… j’evolue doucement… et d’en parler m’a sauvé ! Maintenant ce n’est plus un tabou pour moi mais je n’ai pas la chance d’être sortie du cercle vicieux mais je peux fièrement dire que j’y travail ! Par moment ça me rattrape et par moment j’arrive a dompter mes émotions… bref c’est tout un travail autours de soi qui prend du temps.. merci énormément d’en avoir parlé

    Répondre
  32. Lorraine
    Lorraine dit :

    Magnifique article, rempli de sincérité, juste merci ça fait tellement du bien de lire ça..
    ce problème touche tellement de gens et j’en fais partie, merci encore,
    merci merci je n’arrive pas à dire autre chose que merci…

    Répondre
  33. Clara Speaks
    Clara Speaks dit :

    Coucou Anne Laure, je voulais t’écrire ce petit commentaire pour te remercier d’avoir écrit et partagé cet article sur ton blog. Je ne pense pas être boulimique, mais certains passages de l’article me font à moi et mon rapport avec mon corps. Depuis mon adolescence, je n’ai jamais été vraiment très à l’aise avec mon corps, me privant de faire certaines choses, de manger ou bien même de porter certains vêtements. Aujourd’hui, j’apprends à relativiser et à m’accepter comme je suis car je sais que je ne serais jamais cette fille qui fait du 36/38 grande et mince. Je me laisse vivre avec mes formes ! C’est un sujet donc j’aimerais parler aussi sur mon blog, mais je ne sais pas trop comment le traiter…
    Merci,
    Muxus ♥️

    Répondre
  34. Vanessa J.
    Vanessa J. dit :

    Que ton article fait du bien…je te suis sur insta depuis peut être 3 petites semaines. Ta petite bouille et ta simplicité mon donné envie de te suivre mais je n’avais pas encore franchis le cap de venir visiter ton blog. Et ce matin quand j’ai vu que le sujet était la boulimie… une chose qui est encore en moi j’etais obligé de venir. Merci de parler/partager ton expérience, cela à du être difficile de poser les mots. Je suis boulimique non vomitive ce qui m’a fait prendre 50kg depuis mes 16ans. Après plusieurs regimes/rééquilibrage alimentaire échoué j’ai franchis le cap de la chirurgie barriatrique (Bypass) et je revie je suis à 36kg de perdu je peux faire du sport je me trouve belle… mais je sens qu’au fond de moi le mal aise qui m’a rendu boulimique est toujours là c’est pour ça qu’il est important de faire un suivis psy pour ne plus être rongé par ce démon et ne plus replonger. Ça me fait plaisir de voir qu’aujourd’hui tu te sentes bien dans ton corp et dans ta tête. Tu es une personne radieuse et merci encore pour ces mots que tu as su partager.
    Vanessa

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  35. Solene
    Solene dit :

    Bonjour, je te suis depuis pas très longtemps sur instagram et (je ne sais pas pourquoi) je ne suis jamais venue faire un tour sur ton blog, et bien je le dévore depuis 1h!
    Je trouve ton article sincère, juste et super interessant! Il permet d’apprehender cette maladie dont on parle peu. Vraiment pourquoi je ne suis pas venue avant!! Tous tes articles que ce soit DIY, recettes et confessions avec le tri, se sentir dans bien avec son corps, ils sont tops et me parle beaucoup!!! Merci!
    Je prends peu le temps de laisser des commentaires mais je suis contente de prendre le temps aujourd’hui et je reviendrais plus souvent par ici
    Bonne journée!

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  36. MARGAUX M
    MARGAUX M dit :

    J’aurai jamais pensé que tu avais vécu ça ! T’es tellement rayonnante à présent ! Bravo pour ton courage et ton honnêteté ! On s’en voit à Bdx ou chez Josy pour fêter la vie ! Muxus t’es une txapelduna ❤️

    Répondre
  37. Boisserie
    Boisserie dit :

    Merci pour cet article. Je te suis sur IG, et j’adore ton compte. Et puis en instastorie j’ai vu que tu avais publié cet article, bizarrement, à fait écho en moi. Pourquoi ? car je traverse ce chemin. Je ne suis pas boulimique, car je ne me fais pas vomir. Mais je mange pour combler les grannnnnds vides de ma vie. et depuis quelques années, j’ai pris au moins 12 kilos, kilos que je n’accepte pas et que je tente d’éliminer, donc tjs un contrôle sur mon alimentation, je me suis aussi beaucoup enfermé sur moi-même, refusant de sortir car honte de moi, honte d’avoir eu une crise… et maintenant je me retrouve très seule… Le chemin n’est pas fini, mais j’essaye d’aller mieux. Alors de voir ton article me chaud au coeur, vraiment, merci! <3

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  38. Ju
    Ju dit :

    Quel article touchant … et félicitations pour ta force et ton courage pour t’en être sorti.
    Ton visage respire la joie de vivre, cela te rend encore plus belle !
    Continue d’être toi !

    Merci

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  39. fannylise
    fannylise dit :

    merci pour cette article, je te suis sur insta, j’adore suivre tes péripéties sportives, ton quotidien, ta bonne humeur! tu dégages vraiment tes ondes positives! ton message ne peut qu’être accueilli positivement pour celles qui l’on vécu et le vivent encore!

    Répondre
  40. Tiphaine
    Tiphaine dit :

    Bonjour Anne-Laure,
    Je te suis depuis quelques années, et je trouve exemplaire et courageux d’user de ta notoriété et de ton influence pour véhiculer des messages positifs et bienveillants aux jeunes filles qui te suivent. L’acceptation de soi n’est pas chose facile dans la société dans laquelle nous évoluons, et tu fais partie de ces quelques filles sur les réseaux sociaux qui contribuent à faire relever la tête à pleins de petites jeunes (et moins jeunes), et pour ça, un grand bravo. Continue de rayonner, ça te va à merveille, tu es superbe !

    Répondre
  41. Marine
    Marine dit :

    Article très touchant !
    je te félicite d’avoir réussi face à ce combat … et tu es rayonnante !
    L’apparence est faite pour plaire aux autres, mais pour être belle et rayonnante il faut se plaire déjà à soi même et s’aimer 🙂

    Répondre
  42. Masha_Bouledevie
    Masha_Bouledevie dit :

    Coucou Anne-Laure!
    Trop contente d’être tombée sur ton blog et ton compte Insta! Merci de partager ton expérience! J’ai vraiment bien aimé ton article et notamment le fait que tu précises qu’on ne peut pas demander à ses proches de comprendre quelque chose qu’on ne comprend pas soi-même. ça me semble tellement essentiel de comprendre qu’il y a beaucoup d’informations à engranger dès lors que l’on commence à se rendre compte qu’on a un « problème » qui est plus qu’un bon coup de fourchette ou une fixette sur le poids. Il y a des choses à savoir, des choses à assimiler, pour pouvoir se prendre en main et il est important que ça vienne de soi… Et c’est tellement vital de garder de bon rapports avec son entourage en ne le chargeant pas trop avec notre propre souffrance. Grand chantier!

    Et l’autre point qui m’a marquée, c’est que tu dis bien qu’on s’en sort en apprenant ce qui nous rend heureuse ou pas, stressée ou non. Ce n’est pas un caprice ou un luxe en fait, ou quelque chose auquel on devrait consacrer « au moins une heure par semaine » comme on le lit parfois. C’est une préoccupation de tous les instants, respecter son périmètre vital et savoir ce qu’on veut, se l’accorder sans se juger. A force d’être employés, ces mots sonnent parfois creux, alors qu’ils sont essentiels pour s’en sortir.

    En tout cas bravo pour ton blog! Je suis ravie de suivre tes aventures au quotidien, tu es pétillante!
    Masha (Bouledevie.com)

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  43. Marine 33
    Marine 33 dit :

    Cet article m’a beaucoup touché !
    Merci d’en parler, tu es rayonnante !
    Mon copain m’a quitté il y a trois semaines soit disant qu’il n’avait plus de sentiments mais je lui ai fait vivre l’enfer (je ralais, bouder pour un rien) car oui, je suis boulimique depuis un an et demi. J’ai perdu 25kg et le manque de confiance en soi, la peur de grossir à nouveau est toujours restée.
    Le fait qu il m’est quittée à été un électrochoc pour moi. Aujourd’hui, j’arrive à en parler avec mes amis, ma famille. Juste le fait d’en parler, je me sens beaucoup mieux comme libérer d’un poids.
    Je ne sais pas si je dois avouer à mon ex ma boulimie afin qu il comprenne que ce n’était pas de sa’ faute mais de la mienne. Je n’attends rien de lui.
    Merci pour ton témoignage, tu es radieuse !!!

    Répondre
    • Anne-Laure
      Anne-Laure dit :

      Marine, c’est très déjà un grand pas que tu es réussie à commencer à en parler. Par contre ne soit pas trop dur avec toi. Je dis ça pour le « c’est ma faute ». Ce n’est pas de ta faute vraiment. Parle en à tes proches, vois si ça te soulage d’en parler avec lui. Je ne connais malheureusement pas assez ton histoire et votre relation pour en dire plus mais déjà bravo. Car en parler c’est le plus grand pas pour s’en sortir.

      Répondre

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